Soulagement.

Soulagement.
J'aurais aimé écrire quelque chose. Le genre de chose qui ressemble à des émotions balancées en vrac sur une page vide, histoire de la combler et d'alléger sa tête en compensation.
J'ai essayé -si, si- je le jure. Mais décidément, ça ne marche vraiment plus. Je m'excuse auprès de ceux et celles qui sont encore là pour me crier dessus afin de m'encourager x)
J'ai honte, honte de ne pas être à votre hauteur, de vous décevoir, une fois encore.

Beaucoup de choses me semblent lointaines, c'est un sentiment assez étrange. Vraiment.
Je ne reconnais même plus mes propres textes, à croire qu'une page s'est effectivement tournée x)
Et je ne sais si cela est bon ou mauvais.

Bref, j'avais juste envie de dire à quelqu'un ou à quelque chose que j'étais soulagée pour Lui. Puisqu'il a occupé mes pensées de ces derniers jours.
Si seulement tout pouvait guérir en même temps que sa maladie x) Enfin, une chose après l'autre, hein ?

"On ne se rend compte de la valeur d'une chose qu'après l'avoir perdue."
FAUX. On la voit très bien, la valeur, quand on s'accroche à ce qu'elle soit encore là.

J'aurais pas pu sans toi, vraiment.
Peut-être ai-je eu peur pour rien, mais merci à toi d'avoir lutté.
(L)

# Online seit Samstag, 20. Dezember, 2008 um 06:36

Geändert am Samstag, 20. Dezember, 2008 um 07:01

Laetitia.

Laetitia.
Chose promise, chose due. Pardonne-moi pour le temps que ça a pris x)
[Merci pour ta photo... <3 ]

***

Imaginez une pièce, ni close, ni ouverte.
Juste une pièce, et l'infini qui l'enrobe.
Imaginez des miroirs, tapissant chaque parcelle de surface qu'elle soit réelle ou complètement illusoire. Ces miroirs, toute cette glace artificielle illuminant le reflet d'un monde pourtant si laid.
Imaginez des bougies, des flammes voluptueuses se torsadant si sensuellement qu'elles en font fondre la cire dorée qui les porte. –Autodestruction-.
Imaginez un parfum flottant dans l'air, une odeur de rose fanée qui serait morte d'avoir respiré de trop près un ½illet, faisant presque l'amour à chacun de ses pétales. Une émanation si puissante, un arôme si fort, que vos narines se brûleraient de le sentir.
Maintenant imaginez un soleil. Un fragment de soleil plutôt. Un morceau d'astre en combustion qui se serait détaché de son emprise originelle pour parcourir le monde de ses rayons.
Pensez, pensez fort que ce flambeau mobile se mette à suivre chaque mouvement des bougies qui l'entourent.
Pensez surtout que dans tout ce feu se découpent des formes presque humaines.
Magnifiques.
Et presque humaines. -Auto combustion-.

Regardez de plus près, vraiment de plus près, pour tenter d'apercevoir les étincelles que laissent gentiment entrevoir ses pieds se posant si délicatement –et pourtant si fougueusement- contre le bois brûlant du sol.
Explorez ce qui semble être un dos. Cette courbe lisse et enivrante qui s'arc au rythme du silence, qui joue avec les ombres et les éclaire, qui balance les membres qui lui sont rattachés très haut dans les airs, les envoyant flirter avec l'infini dans une valse étourdissante.
Inclinez vous devant l'orchestre se dressant entre chacun de ses doigts, l'archer invisible qu'ils tiennent et font vibrer à l'aide de mouvements anormalement fluides.
Visualisez le violon naissant entre ses lèvres, et ses mains venant le faire siffler en un sourire à peine distinguable.
Ecoutez ses pointes jouer du piano, recréant la symphonie de tout un corps, de tout un mouvement.
N'omettez pas d'observer la flûte qui s'abandonne dans un chant chaque fois qu'un de ses genoux se plie dans sa splendeur.
Mêlez les battements de vos c½urs aux siens perdants haleine, criants une excitation inaudible.

Et puis reculez. Reculez vos yeux et fermez-les même. Laissez-vous droguer par toute cette beauté muette, par cet éclat perceptible par le plus aveugle des hommes.
Ressentez le crépitement des deux braises remplaçant ses yeux, la sueur bouillante qui ruissèle le long de sa chair, dévastant tout sur son passage.
Laissez vous fondre, vous aussi, dans toutes ces notes inexistantes, ne faites plus qu'un avec ce soleil qui s'agite au milieu de cette pièce rendue infinie par ces miroirs.
Volez, volez de sa respiration, de ses halètements exquis. De ses soupirs -que l'on croirait jouissances divines- allant s'évanouir dans vos bouches.

Inclinez vous devant cette éternité éphémère, devant ce monde vous étant intouchable, s'explosant à vos pupilles, devant ce bal venue du plus profond d'un corps qui ne s'arrêtera jamais.

Et surtout, surtout, crevez de ne pas savoir danser.


[Parce que Laetitia, quand elle danse, c'est la musique qui remplace l'oxygène et gonfle ses poumons.]



***



Merci pour cette année.

# Online seit Samstag, 23. August, 2008 um 13:18

Geändert am Freitag, 05. September, 2008 um 16:45

Enorme.

Cela fait maintenant 2 mois et 2 jours.
Et c'est vrai, ces souvenirs rassemblés dans ma tête ressemblent plus à un vieux rêve merveilleux qu'à une rencontre réelle désormais.
J'ai peur. J'ai peur que ces images ne s'effacent, ne s'estompent, qu'elles ne se perdent dans un coin de mon esprit, à force de continuer à essayer de vivre. Même si je les serre fort, fort.

Cela fait maintenant deux mois et deux jours et je n'ai toujours pas été capable de poser une seule phrase sur tout ça.
Alors je me permet juste d'écrire Enorme.
Juste ça.
Main dans la main, yeux dans les yeux.
Enorme.

# Online seit Samstag, 23. August, 2008 um 06:19

J-peu.

...Et peut-être aussi que j'ai un peu peur. Aussi...




.
J-peu.

# Online seit Donnerstag, 19. Juni, 2008 um 14:32

Lettre à un rêve.

Lettre à un rêve.
Peut-être pas entièrement satisfaite de ce texte. Voir pas du tout, malgré qu'il me tienne énormément à c½ur. Mais, soyez indulgents, je viens de m'y remettre, hein x)
Doucement, mais je l'espère sûrement.
Désolée pour le Grand Blanc, je n'ai rien pu faire.

***

En mémoire d'un certain jour perdu, de l'été d'une année oubliée.





« Parce que je me suis toujours dit que te regarder dans les yeux était comme affronter la Mer. »


Rien n'a voulu jouer en ma faveur, il m'a bien fallut l'avouer. Ou peut-être que rien n'a pu. Qu'importe à présent, puisque je suis entrée désormais dans cet instant crucial, cet instant que je m'étais si souvent imaginé, et que j'avais tant redouté.
Tu sais, il s'affiche aujourd'hui à mes yeux comme le simple aboutissement d'un chemin qui était aussi inévitable que terriblement douloureux.
Pourtant, là, avec mes pieds enfoncés à des kilomètres imaginaires sous le sable et mes paumes serrant les coquillages étoilés qui parsèment le paysage d'ici, j'aurais bien hurlé à qui veut l'entendre que je souhaite fort l'immobilité de ce temps si salop.
Parce qu'après toi, avoir mal ne doit pas être si terrible, dans le fond.

Imagine bien que j'ai tenté en vain d'avaler toutes ces vagues sans me noyer, en prenant soin de laisser fondre l'écume dans ma bouche, juste ici, sous le fond de ma langue acide. Pour rien évidemment, mais pour un rien quand même, hein ?
Et il m'a semblé retrouver en cette eau le gout de tes lèvres pourtant intouchées, d'apparence si pures.
Ce morceau de toi qui m'a été à jamais refusé de caresser.
Tu vois, avec ton sourire fatal et ta peau d'enfant je t'aurais volontiers mis sous verre ; la jalousie est certes un défaut mais c'est avec toi la seule chose que j'ai. Car si je ne peux pas te laisser prisonnier dans mon âme, alors personne ne le pourra.
Parce qu'être libre comme l'air n'est probablement pas éternel.

Puis mes pupilles se sont risquées à s'élever haut dans le ciel, ignorant presque la Lune moqueuse pour balayer tout ce bleu-noir du regard le plus rapidement possible.
Je ne sais pas ce que j'ai, à encore espérer qu'elles tombent sur ce que l'on appelait autrefois Nulle Part. Tu te souviens ? Ce lieu qui était notre refuge, notre sanctuaire de perdition, si connu et pourtant jamais une seule fois parcouru.
J'essais de me rappeler, tu vois, comment nous faisions pour respirer, avant. Comment nous faisions pour rêver, et surtout pour y croire, encore et toujours plus fort.
Comment se faire à l'idée que toutes ces nuits où ma fenêtre restait ouverte n'ont finalement contribué qu'à me mener à ma plus grande perte ?
Peut-être que c'était ça, notre meilleur mensonge ; penser qu'on s'aimerait un jour pour de vrai.
Moi je ne sais ce qu'est l'amour, aucune parcelle de mon corps ne l'a jamais frôlé. Alors oui, ce devait être facile de m'y faire mordre, à ce sentiment artificiel que tu avais entièrement et tellement bien façonné.

Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux, comme on dit.

Je suis assise devant cette vaste étendue, la dévisageant comme jamais je n'aurais osé le faire avec toi, et je souris.
La situation n'est pas amusante, non, rien ne l'a d'ailleurs jamais été. Mais repenser à toute cette histoire enfantine me donne l'impression d'apercevoir l'aura scintillante qui dessinait tes contours danser fougueusement avec l'horizon comme tu as pu le faire tant de fois avec moi. Moi et mon paquet de sentiments inventés.

Mais oui, on y croyait.

Comme cet endroit, toi et ton Nulle Part me laisseront à jamais ce souvenir salé de mystère et d'incompréhension, d'amour aux couleurs trop roses, d'attentes au but invisible et complètement inexistant.
C'est vrai, te regarder est comme affronter la mer, avec peut-être un peu moins de vent, mais j'en suis loin d'être certaine.

Et toujours, je sombrerai dans le fond de vos yeux.





[Quelqu'un devrait-il s'y reconnaitre? Ou pas.]

# Online seit Montag, 28. April, 2008 um 07:59

Geändert am Montag, 28. April, 2008 um 08:10