Peut-être pas entièrement satisfaite de ce texte. Voir pas du tout, malgré qu'il me tienne énormément à c½ur. Mais, soyez indulgents, je viens de m'y remettre, hein x)
Doucement, mais je l'espère sûrement.
Désolée pour le Grand Blanc, je n'ai rien pu faire.
***
« Parce que je me suis toujours dit que te regarder dans les yeux était comme affronter la Mer. »
Rien n'a voulu jouer en ma faveur, il m'a bien fallut l'avouer. Ou peut-être que rien n'a pu. Qu'importe à présent, puisque je suis entrée désormais dans cet instant crucial, cet instant que je m'étais si souvent imaginé, et que j'avais tant redouté.
Tu sais, il s'affiche aujourd'hui à mes yeux comme le simple aboutissement d'un chemin qui était aussi inévitable que terriblement douloureux.
Pourtant, là, avec mes pieds enfoncés à des kilomètres imaginaires sous le sable et mes paumes serrant les coquillages étoilés qui parsèment le paysage d'ici, j'aurais bien hurlé à qui veut l'entendre que je souhaite fort l'immobilité de ce temps si salop.
Parce qu'après toi, avoir mal ne doit pas être si terrible, dans le fond.
Imagine bien que j'ai tenté en vain d'avaler toutes ces vagues sans me noyer, en prenant soin de laisser fondre l'écume dans ma bouche, juste ici, sous le fond de ma langue acide. Pour rien évidemment, mais pour un rien quand même, hein ?
Et il m'a semblé retrouver en cette eau le gout de tes lèvres pourtant intouchées, d'apparence si pures.
Ce morceau de toi qui m'a été à jamais refusé de caresser.
Tu vois, avec ton sourire fatal et ta peau d'enfant je t'aurais volontiers mis sous verre ; la jalousie est certes un défaut mais c'est avec toi la seule chose que j'ai. Car si je ne peux pas te laisser prisonnier dans mon âme, alors personne ne le pourra.
Parce qu'être libre comme l'air n'est probablement pas éternel.
Puis mes pupilles se sont risquées à s'élever haut dans le ciel, ignorant presque la Lune moqueuse pour balayer tout ce bleu-noir du regard le plus rapidement possible.
Je ne sais pas ce que j'ai, à encore espérer qu'elles tombent sur ce que l'on appelait autrefois Nulle Part. Tu te souviens ? Ce lieu qui était notre refuge, notre sanctuaire de perdition, si connu et pourtant jamais une seule fois parcouru.
J'essais de me rappeler, tu vois, comment nous faisions pour respirer, avant. Comment nous faisions pour rêver, et surtout pour y croire, encore et toujours plus fort.
Comment se faire à l'idée que toutes ces nuits où ma fenêtre restait ouverte n'ont finalement contribué qu'à me mener à ma plus grande perte ?
Peut-être que c'était ça, notre meilleur mensonge ; penser qu'on s'aimerait un jour pour de vrai.
Moi je ne sais ce qu'est l'amour, aucune parcelle de mon corps ne l'a jamais frôlé. Alors oui, ce devait être facile de m'y faire mordre, à ce sentiment artificiel que tu avais entièrement et tellement bien façonné.
Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux, comme on dit.
Je suis assise devant cette vaste étendue, la dévisageant comme jamais je n'aurais osé le faire avec toi, et je souris.
La situation n'est pas amusante, non, rien ne l'a d'ailleurs jamais été. Mais repenser à toute cette histoire enfantine me donne l'impression d'apercevoir l'aura scintillante qui dessinait tes contours danser fougueusement avec l'horizon comme tu as pu le faire tant de fois avec moi. Moi et mon paquet de sentiments inventés.
Mais oui, on y croyait.
Comme cet endroit, toi et ton Nulle Part me laisseront à jamais ce souvenir salé de mystère et d'incompréhension, d'amour aux couleurs trop roses, d'attentes au but invisible et complètement inexistant.
C'est vrai, te regarder est comme affronter la mer, avec peut-être un peu moins de vent, mais j'en suis loin d'être certaine.
Et toujours, je sombrerai dans le fond de vos yeux.
Doucement, mais je l'espère sûrement.
Désolée pour le Grand Blanc, je n'ai rien pu faire.
***
En mémoire d'un certain jour perdu, de l'été d'une année oubliée.
« Parce que je me suis toujours dit que te regarder dans les yeux était comme affronter la Mer. »
Rien n'a voulu jouer en ma faveur, il m'a bien fallut l'avouer. Ou peut-être que rien n'a pu. Qu'importe à présent, puisque je suis entrée désormais dans cet instant crucial, cet instant que je m'étais si souvent imaginé, et que j'avais tant redouté.
Tu sais, il s'affiche aujourd'hui à mes yeux comme le simple aboutissement d'un chemin qui était aussi inévitable que terriblement douloureux.
Pourtant, là, avec mes pieds enfoncés à des kilomètres imaginaires sous le sable et mes paumes serrant les coquillages étoilés qui parsèment le paysage d'ici, j'aurais bien hurlé à qui veut l'entendre que je souhaite fort l'immobilité de ce temps si salop.
Parce qu'après toi, avoir mal ne doit pas être si terrible, dans le fond.
Imagine bien que j'ai tenté en vain d'avaler toutes ces vagues sans me noyer, en prenant soin de laisser fondre l'écume dans ma bouche, juste ici, sous le fond de ma langue acide. Pour rien évidemment, mais pour un rien quand même, hein ?
Et il m'a semblé retrouver en cette eau le gout de tes lèvres pourtant intouchées, d'apparence si pures.
Ce morceau de toi qui m'a été à jamais refusé de caresser.
Tu vois, avec ton sourire fatal et ta peau d'enfant je t'aurais volontiers mis sous verre ; la jalousie est certes un défaut mais c'est avec toi la seule chose que j'ai. Car si je ne peux pas te laisser prisonnier dans mon âme, alors personne ne le pourra.
Parce qu'être libre comme l'air n'est probablement pas éternel.
Puis mes pupilles se sont risquées à s'élever haut dans le ciel, ignorant presque la Lune moqueuse pour balayer tout ce bleu-noir du regard le plus rapidement possible.
Je ne sais pas ce que j'ai, à encore espérer qu'elles tombent sur ce que l'on appelait autrefois Nulle Part. Tu te souviens ? Ce lieu qui était notre refuge, notre sanctuaire de perdition, si connu et pourtant jamais une seule fois parcouru.
J'essais de me rappeler, tu vois, comment nous faisions pour respirer, avant. Comment nous faisions pour rêver, et surtout pour y croire, encore et toujours plus fort.
Comment se faire à l'idée que toutes ces nuits où ma fenêtre restait ouverte n'ont finalement contribué qu'à me mener à ma plus grande perte ?
Peut-être que c'était ça, notre meilleur mensonge ; penser qu'on s'aimerait un jour pour de vrai.
Moi je ne sais ce qu'est l'amour, aucune parcelle de mon corps ne l'a jamais frôlé. Alors oui, ce devait être facile de m'y faire mordre, à ce sentiment artificiel que tu avais entièrement et tellement bien façonné.
Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux, comme on dit.
Je suis assise devant cette vaste étendue, la dévisageant comme jamais je n'aurais osé le faire avec toi, et je souris.
La situation n'est pas amusante, non, rien ne l'a d'ailleurs jamais été. Mais repenser à toute cette histoire enfantine me donne l'impression d'apercevoir l'aura scintillante qui dessinait tes contours danser fougueusement avec l'horizon comme tu as pu le faire tant de fois avec moi. Moi et mon paquet de sentiments inventés.
Mais oui, on y croyait.
Comme cet endroit, toi et ton Nulle Part me laisseront à jamais ce souvenir salé de mystère et d'incompréhension, d'amour aux couleurs trop roses, d'attentes au but invisible et complètement inexistant.
C'est vrai, te regarder est comme affronter la mer, avec peut-être un peu moins de vent, mais j'en suis loin d'être certaine.
Et toujours, je sombrerai dans le fond de vos yeux.
[Quelqu'un devrait-il s'y reconnaitre? Ou pas.]