Love is just a Game.

Love is just a Game.
« Je t'attendais. »
« Je sais. »


C'est vrai, ça faisait long
temps que je n'avais pas foutu les pieds ici. C'est vrai, cet endroit n'est plus pareil, il frôle même la différence à force de jouer à cache cache avec le temps.
C'est vrai, toi tu
n'as pas vraiment changé et moi non plus, dans le fond, même si tu ne m'aurais pas reconnu si seulement tu n'avais pas été toi.
Et tu me stresse toujours autant qu'avant à rester d
ebout, me fixant de tes yeux brillant de triomphe. A en vomir.

Ton ironie comme accueil me dégoûte, et pourtant c'est mo
i qui ai traîné mes jambes jusque sur ce carrelage dépassé. Il aurait suffit que ma volonté change de côté, que mes pieds veuillent bien ne plus se poser au sol, que mon esprit se fasse plus raisonnable, pour une fois. Il aurait juste suffit que dix années ne se soient pas écoulées Il aurait surtout fallut que tu ne me tiennes pas par le c½ur comme ça.
Avec me
s « si » et mes « mais », je ne me rend même plus compte de ce que j'aurais pu mettre en bouteille. Paris est si ridicule à côté de ton monde auquel j'appartiens.

Il y a ce petit v
ent qui vient refroidir l'atmosphère déjà glacial qui nous sépare. Qui nous a toujours séparé.
Il y a cette grande bourr
asque qui vient gifler nos gueules à tous les deux, histoire de nous retourner le cerveau toujours un peu plus.
Il y a ce
tte tornade qui vient balayer nos erreurs, tout ce passé trop profondément ancré entre ces murs sans toit qui ne tiennent que par miracle. Comme par la force de nos promesses qui sonnaient trop faux.

La mousse répandue sur tout ce qui a pu
constituer nos vies me rend aveugle. Et je te l'aurais volontiers faite avaler par tous les orifices possibles et imaginables si je n'avais pas eu trop de respect pour elle. Je n'en ai jamais eu assez pour toi, et encore moins pour moi.
Mais
si elle peut caresser la ruine qu'est devenue notre cheminée de toutes ses racines sans en mourir, alors elle est bénie par tout ce qu'il peut bien exister par delà les étoiles.
Ma
is si elle peut bien conserver le peu qu'il reste du bonheur qui a pu faire escale ici, alors je ne la frôlerais même pas de ma pensée.
Et que tu ne la touche pas de tes ongles en p
utréfaction.
Je peux bien te l'interdire sur ma vie, plus r
ien ne vaut grand chose, ici.

« Ne me regarde pas comme ça. »
« Tu t'acharnes encore à dire ça, toi ? »


Je me voyais dé
jà le remballer avec force, lui faire toutes les couronnes d'épines du monde pour lui planter le crane jusqu'à en faire éclater son horreur spirituelle.
Je me voyais déjà l'empaler
sur un bûcher et allumer le tout, encouragée par ses cris de peur intense.
Je me voyais déjà lui affliger n'importe quel
le mutilation qui aurait été le fruit de ma tête pendant un instant –une éternité peut-être- , afin qu'il me supplie d'arrêter et que je savoure ma cruauté au plus haut point.
Mais
jamais il n'aurait hurlé, jamais son visage ne se serait crispé de douleur, et Grand Dieu jamais il ne m'aurait imploré.
Il aurait sourit, simplement, juste pour me faire prendre conscience du monstre qu'il me faisait devenir.
Une légère tor
sion de ses lèvres s'est d'ailleurs exercée, à la vue de mes plus sombres idées.
Je le haïssais de pouvoir lire en moi.
Et encore plus de s'en délecter.

L'obscurité commence à nou
s embaumer, et tes cheveux blonds d'ange déchu disparaissent peu à peu, laissant place à la perversité incrustée entre chacune des lignes de ton visage.
Tes pupilles tueuses m'empo
isonnent l'air à imiter l'océan, et elles ne s'assombrissent pas, évidemment. Il faut croire que tu prends un malin plaisir à éclairer ma misère de bienveillance si noire.
Et même s
i aucun son ne sort de ma bouche, je sais pertinemment que tu m'entends. Je te fais trop d'honneur à parler de toi à la troisième personne, je te fais trop d'honneur à te regarder –et je ne peux m'en empêcher- , je te fais trop d'honneur d'être venue –et dieu sait que jamais je n'aurais fait le contraire-.

« C'est long, dix ans »
« Pas tellement. »


Tu
ris, d'un rire cynique, qui effleure le fantomatique. Ce même rire qui me fait presque crever à chaque fois, mais qui n'ira jamais jusqu'au bout, préférant me laisser à moitié dévastée que totalement inerte.
Le repos éternel es
t un privilège que tu ne m'accorderas pas.

« Alors tu es venue. »
« Tu sais très bien que le contraire avait un g
oût d'impossible. »
« C'est
beau ce que tu dis. Tu ne t'es toujours pas décidée à arrêter de rêver ? »
« C'est le
seul moyen de ne plus voir ta tête devant mes paupières même ouvertes. »
« Je te hante tant que ça ? »
« Et c'est
pire encore. »
« J'en suis heureux. »
« Ne
me crois pas assez faible pour te laisser me pourrir totalement la vie. »
« Depuis quand tu vis ? »
« Depuis que je t'ai
quitté. »
« Vivre dix ans n'est pas vraiment une vie. »
« Je v
ivrais plus que dix ans. »
« Faux, si tu est revenue c'es
t que tu préfère la souffrance, je m'trompe ? »


J'aurais
cherché dans tous les recoins de mon cerveau ce que je pouvais bien te répondre. Je n'aime pas perdre, et te laisser gagner est inconcevable.
Et toi tu n'as jamais aimé les principes ;
faire tourner les choses à l'envers est ta destinée, il faut croire. Alors je perdrais chaque fois que tu l'auras décidé, je m'inclinerai lorsque tu cligneras d'un ½il, je pleurerais lorsque tu fronceras un sourcil.
Parce que finalement, c
'est peut-être pour ça, que je suis ici.

« Ne te poses pas la question. Tu m'aimes à en crever. »
« Parce que pour toi
haine et amour son proches ? »
« C'est la même chose, ma Mienne. »


*Ravalement de salive*

Oui, c'est vrai, je t'apparti
ens et tu en frémis de plaisir. C'est comme une décharge électrique dans tous tes organes, et tu jouie de sentir les battements de ton c½ur s'accélérer lorsque mon mal-être est grandissant.
Je te hais, je te hais, et c'est probablement parc
e que je t'aime trop singulièrement.
Mais jamais, jamais tu ne l'entendras de ma bouche.

Mon c½ur est rattaché à
toi par un élastique contrôlé par tes sales mains –diantrement magnifiques-. Il suffirait que tu le lâches pour que j'explose, il suffirait que tu le lâches pour que je suffoque de mon propre oxygène.
Tout ça juste parce que j
'ai daigné répondre à ton ordre. Qui n'en était pas un.

« Tu regrettes. »
« Non. »
« Menteuse. »
« Idiot, je ne
serais pas là sinon. »
« Tu
es là parce que tu n'as pas le choix. »
« Si. »
« Ah oui ? »


Je ne peux plus support
er ton rictus déplacé, et pourtant mes pieds ne bougeront pas d'ici. Un sentiment de ne plus vouloir partir m'envahit, comme si mes jambes voulaient s'enraciner ici pour le temps qu'il reste à passer.
Mais
ce n'est pas moi qui contrôle ce monde, qui y ai fixé les règles, et je n'aurais évidemment jamais les dés en ma possession.
Juste parc
e qu'ici, c'est toi le roi et moi le reste.

« Je suis satisfait de voir que tu n'as pas changé. »
« J'aurais aimé
ne pas avoir à en dire autant. »
« Tu es dingue de tout chez m
oi. »


Il ne m'a pas quitté des yeux, et je me ris
que à espérer qu'il ne le fera plus jamais.

« Alors, »
« ... ? »
« A d
ans dix ans. »


Je me demande encore aujour
d'hui comment une de mes larmes périlleuses a-t-elle réussi à s'échapper de la réserve planquée au fond de mon âme.
Qu'elle prenne toute sa vie à dévaler ma joue, maintenant qu'elle y est.

Le pire,
c'est que ma fierté ne s'abaissera jamais. Parce que c'est ça qui tient le tout.

« Ouais, à dan
s dix ans. »


Il a atten
du que je baisse le regard, et a tourné le dos pour disparaître.
J'aurais bien aspiré toute sa démarche, j'aurais bien r
espiré l'air qu'il m'avait laissé, j'aurais bien fait le plein de lui pour m'aider à patienter. Mais je n'en ai jamais eu le courage.

Et ça ne s'arrêtera jamais.

Juste parce que, l'amour n'est qu'un jeu qui pousse à faire les pires folies

# Posté le mardi 13 novembre 2007 13:39

Dix-Huit Hivers.

Dix-Huit Hivers.
Pour ceux qui connaissaient l'ancienne version, je trouvais le "nous" un peu laid.
Pardonnez-moi.

___________________________

Je ne sais pas quand tu es née. Je ne sais pas s'il faisait beau, s'il faisait froid, si les nuages rendaient le ciel blanc ou si c'étaient les flocons qui produisaient cet effet, ce jour là. Je ne sais pas si tu as pleuré, si tu as ris ou si tu es restée muette, parcourant le nouveau monde de tes petits yeux.
Je ne sais
pas parce que je n'y étais pas. Parce que l'ignorance était sans doute de rigueur, parce que la vie essaie de faire des calculs justes mais que l'erreur reste présente.

J'espère
que tu me pardonneras, de ne pas t'avoir connue à cinq ans, à sept ans, à dix ou a quatorze. Mais le destin à voulu que tout arrive plus tard, sûrement pour une raison valable qu'on ne connaîtra jamais.

Je p
ries pour que tu comprennes, un jour, que le S de Sarah est loin d'être l'initiale du mot qui sonne comme le geste ultime, qui pue la noirceur et aspire nos espoir, si illusoires soient-ils.
Je
fais le v½u que la vie devienne pour toi une évidence, que ce soit comme une musique de Tokio Hotel à tes oreilles ; un son qui entre dans nos crânes et qui, peu importe par quel miracle, rime avec les sourires de chaque instant.

J
e pourrais te raconter, encore et encore, nos multiples rencontres dans des endroits de mon imagination toujours différents, mais finalement, ce n'est plus ça l'important.
Il suffi
rait juste que tous les yeux s'ouvrent simultanément, juste une fois, juste l'espace d'une seconde, et ils verraient à quel point, malgré le retard accumulé, que lorsque l'on est ensemble, chaque parcelle de terre brille de trente cinq mille feux.

Parce
que toi et moi c'est comme le globe qui tourne à l'envers, comme les étoiles qui explosent et les lunes qui se décrochent. Parce que toi et moi c'est comme l'Océan qui déborde, les volcans qui s'enterrent, les montagnes qui s'écroulent. Parce que c'est comme deux doigts d'une main, et le proverbe « loin des yeux loin du c½ur » perd tout son sens.

P
ersonne ne le voit, que tu me serres la main à en éclater mes phalanges, que je souris à m'en déboîter la mâchoire, que nous broyons nos entrailles de trop en rire, de ces aveugles.
Impos
sible n'est rien, et je m'en contrefous, si personne ne me croit, lorsque je dis que je nous sommes réunies n'importe où, à n'importe quel instant.

« Murmure mon nom et je serais là. »

Qu'on me crame sur un bûcher si l'on me pense folle, qu'on me pende aux nuages si je suis une sorcière, qu'on m'éventre si je prend plaisir à ce que tout aille à l'envers, qu'on m'étouffe si l'on veut m'arrêter d'exploser les sens.

« L'amour rend aveugle, l'amitié cinglé. »

Parce que je t'aime, et que ça non plus, ça ne veut rien dire.

Ich bin da, quoi qu'il arrive.

Joyeux anniversaire.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 11:19

Devoir de français n°1 -Sans titre.

Devoir de français  n°1 -Sans titre.
Sujet: A la façon de Francis PONGE, vous décrirez un objet ou un animal ou un phénomène appartenant à votre univers quotidien (ex: un stylo, une lampe, un fruit..) avec des figures de style qui le transforment, le transfigurent en lui donnant un aspect poétique, voire symbolique.

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Le sablier n'a pas de taille fixe ; elle varie en fonction de la durée qui lui est attribuée de laisser tomber. Son aspect est sytrique, et les contours de ses deux parties sont gèrement courbées, comme pour protéger avec souplesse ce qu'elles contiennent.
Le tout semble en parfaite harmonie.

Ses deux cônes de matière transparente s'embrassent en un point, en un c½ur creux, en un nuage qui laisserait tomber une pluie sablonneuse au goutte à goutte.

I
l est l'objet symbole du temps qui coule. D'ordinaire on ne l'aime pas trop, certains le haïssent même de laisser filer en son ventre les graines de leur vie. Et personne ne peut arrêter ce flux pour lequel il existe, puisqu'il ne donne à aucun le privilège d'effleurer du bout des doigts ses tas d'or en poussière, cette poudre qui mène chaque instant du monde dans cette marche fatale vers la fin inexorable de toute chose.

M
ais le sablier n'a pas que ce rigide et implacable ; il laisse le droit de tout recommencer, ou de continuer les inachevés.
Il suffit alors de l'empoigner fermement, en évitant de le briser, et de le retourner comptement pour que le sable renouvelle son effondrement.

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Vous en pensez quoi ?

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 10:14

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 10:49

Sujet d'actualité...

Sujet d'actualité...
Un article, qui n'a aucun rapport avec l'écriture. L'écriture comme je l'entend.
J
uste que j'ai envie de parler de quelques trucs...qui tourne autour de la rentrée surtout.

J'pense que pour tout ceux qui passent au lycée c'est un changement. En ce qui me concerne j'ai été déçue, j'imaginais tellement mieux...
Idéalisme quand tu nous tient.

D'entrée je ne suis pas dans la classe de ma meilleure amie, nous n'avions jamais étéparées.
Histoire d'enfoncer le clou, je ne connais quasiment personne dans cette fameuse classe.
Tr
ois très exactement, avec qui je n'avais jamais parlé auparavant.
Beaucoup d'apréhension; j'ai été agréablement surprise par certaines, mais trop souvent [légèrement] écoeue par d'autres.
J
e n'arrive pas à trouver ma place, la première semaine à étrès difficile. Moi qui ne vais pas vraiment vers les autres, en plus.

ça va mieux, heureusement, mais j'ai encore du mal. J'crois que je ne m'y ferais jamais.

Il faut dire aussi que j'ai énormément de mal à oublier le petit groupe de cet été. Que du bonheur.
C
'est décourageant de devoir tout recommencer en ayant aucune certitute que ce soit aussi bien.

E
t tous les gens qui sont uniques pour moi, et qui ne sont pas aussi ps que je le voudrais...

Laura tu me manques, vraiment trop. Je m'étais préparée à ce qu'on ne soit pas ensemble, enfin je croyais être prête. On ne l'est jamais vraiment, je crois.
J'veux pas qu'on s'eloigne, je sais qu'on passera au travers du fait qu'on se voit beaucoup moins, mais ça me fait un vide, vraiment, et c'est que maintenant que j'me rend compte à quel point tu es si importante pour moi.
Je t'aime <3

Soon. Soon Soon Soon. Vénus d'mon coeur un peu déchiqueté.
Jtais pvenue aussi, je le savais que tu "partais".
Les lettres, les sms...les sourires. Je veux bien.
M
ais nos conversations ? Nos histoires de rêveuse en plein Oan rouge ? Tes morceaux de violon qui rougit ? Pinou et ses carottes ? Tes mots, tes mots, et toujours tes mots de couleur ? Tes commentaires tellement constructifs de l'être si peu ?
J
'en passe et des meilleures...
ç
a fait un putain d'vide ma Mienne, j'te sens encore plus loin qu'à la normal.
J
'te dirais pas combien ça fait mal, tu le sais, tu me connais trop et j'me demande encore comment tu fais.
J
'attend. J'attend avec impatience le jour où on se blera les yeux dans les yeux, au bord du lac du bonheur, pas loin de la boite Future.
E
n attendant je serre plus fort mon coussin en chantant ta voix.
J
e t'aime, reviens moi vite s'il te plait.

Naoooo x)
Je suis bien contente que toi, tu sois toujours, toujours là :p
Le contraire était de toutes façons, inimaginable et inconcevable.
On se voit un peu moins, mais tu es en term, et on sait tous ce que c'est.
Pis tant qu'on peut encore causer ^^
J't'aime fort toi <3

Au passage vous deux, vraiment contente qu'on ai crée ce truc toutes les trois. ça me tenait vraiment à coeur. [L]

Ma Aëllou...tout simplement, je t'aime quoi. Tu me manques vraiment fort.

Juste un petit message à ma Lune aussi.
Parce qu'après la grosse frayeur et la colère un peu aussi de l'avoir perdu, je suis vraiment heureuse de la revoir briller dans mon ciel.
<3

Je dérive totalement du sujet là, je pars dans le "mélo" x)

J'me rend compte qu'un petit entourage m'est primordiale, je suis rien sinon.
Alors j'espère faire de bonnes rencontres cette année, comme j'ai commencé à en faire ces quelques derniers jours.
Y'a certaines personnes que j'ai bien envie d'apprendre à connaitre...
S
i j'arrive à oublier ma fiance. Moi et ma manie de toujours m'attacher trop vite.


[ Fin d'un article qui sert pas à grand chose...^^
Je pense aussi à toi Marion t'en fais pas. Mais je te vois toujours, alors ça va.
Désolée pour ceux ou celles que j'ai oublié, reconnaissez vous quand même =)
]

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 09:50

Modifié le lundi 17 septembre 2007 00:52

La vendeuse de Cookies.

La vendeuse de Cookies.
Elle on ne sait pas comment elle s'appelle.
Elle on ne connaît même pas son âge.
Huit a
ns, vingt-cinq, ou cent quatre, peut-être plus.
Elle elle est volatile, probablement trop, mais elle vous embobine avec ses gâteaux-sourires.
Elle elle a l'apparence d'un scoot, avec ses boites de cookies pas tout à fait normaux.
A
lors oui, Elle c'est comme ça qu'on la surnomme : la petite scoot. Et on peut lui rattacher tous les adjectifs du monde.
Elle elle n'apparaît que lorsqu'il pleut ; les gens s'amusent à croire que c'est parce que ses yeux roses ressortiraient pas sinon, et que ses pépites de chocolat feraient moins chaud au c½ur.
Elle elle vient frapper à ta porte le jour le plus triste de ta vie, tu ne comprends pas pourquoi, et tu n'comprends toujours pas, après. Mais tu vies, probablement pour la première fois, juste cet instant.

Lor
sque tes oreilles entendront sept fois la sonnette tinter, et que ta main se posera sur la poignée de l'entrée, la Terre aura déjà tourné trois fois au moins, mais personne ne s'en sera rendu compte, personne ne se rend plus compte de rien.
Alors te
s yeux se poseront sur ce brin d'personne, haute comme une pomme déjà à moitié mangée, vêtue d'une robe d'espoir en dentelle, et d'une cape couleur pluie de toutes les larmes qu'elle a essuyé avant les tiennes.
Tu ne pourras pas t'empêcher d'étirer tes vres devant ce tableau fabuleux de la vie qui vient à ta rencontre sur un simple palier. Et ça donnerait presque envie de la serrer dans tes bras.

« Vo
us voulez de mes cookies ? »

A
vec une voix qui se voudra sucrée d'innocence et pure comme l'eau d'une source se déversant dans ton âme.

«
Heum...je... »
« Idio
te. »
« P
ardon ? »
« Vous
voulez de mes cookies? »
«
Je...je n'sais pas... »
« Vous voulez continuer de massacrer votre vie ? »
«
... »
«
Une boîte suffira. »

A p
artir de cet instant, elle ne parlera plus.
Assises
sur la première chose qui vous sera tombée sous la main, tu lui serviras l'apéritif du malheur de tout ton monde ; whisky au coca trop noir, vodka d'une tête plus que frappée et cacahuètes au désespoir. Toute la panoplie de la parfaite misérable qui a loupé son train direction Rêves.

Alors
elle prendra tes mains dans ses yeux, avalera cette misère qui déborde de ta gorge et démêlera le n½ud qui torturait tes entrailles.
Puis
elle t'écoutera, jusqu'à ce que tu sois vidée, plus légère et prête à t'envoler.
Final
ement elle partira, et t'auras presque une larme au coin de l'½il.
Tu iras là où elle était il y a quelques instants trop éphémères, comme pour te recueillir sur la tombe d'un être encore vivant, et tu trouveras cette fameuse boite de pâtisseries.

Et lor
sque tu goûteras un des nuages qu'elle a déposé à l'intérieur, des ailes te pousseront au creux du c½ur.


[Promesse d'une histoire anti-peur...
à une certaine Madam'zelle Cresseaux x)
]

# Posté le mercredi 29 août 2007 04:26