Devoirs que j'ai fait pour mon beau frère chéri ^^
Los Angeles. Ville des lumières, ville du bonheur et de la beauté, ville des anges.
Mais chaque Paradis a son enfer, et celui-ci abrite des personnes dont l' existence est brisée en des millions de particules trop profondément enterrées au c½ur de cette terre, pour être récupérées. Terre qui les a rejeté.
Et sur un des trottoirs gris d'une ruelle sombre mal fréquentée, un homme en manteau terne avec un chapeau, sortit tout droit d'un film policier lugubre, n'attend plus rien, avec son sachet blanc à la main. Ici personne ne se cache, car les ailes des anges même les plus noirs ne poussent pas toutes seules. Et pour les gens les plus pauvres, la poussière de fée fait des miracles.
Puis un échange, juste un, pas le premier, et sûrement pas le dernier.
La main d'un deuxième homme vient de frôler le paquet précieux. Les visages se ressemblent en cet endroit. La même détresse, la même peur, la même lassitude...les même rêves assassinés. Pourtant, derrière chaque masque trop épais, se cache une vérité qu'a chacun, bien enfouie entre les cicatrices mal recousues de leur naufrage.
Tous sont arrivés là pour une raison, plus ou moins importante. Au bout du compte ça a pulvérisé leurs âmes.
Cette main qui vient de frôler le paquet.
La main d'un peintre. Personne ne pourrait se douter qu'il aimait tant les couleurs, et qu'il avait un c½ur d'artiste. Mais un peintre aveugle ne vaut plus grand chose dans la palette. Accident. Regrettable. Surtout pour lui. Société égoïste qui a fermé les yeux.
Et cet autre homme, mettant à disposition cette poudre, personne ne pourrait se douter –non personne-, qu'il était musicien. Un de ceux qui savent faire valser et chanter les notes sur les partitions. Mais ses tympans se sont bouchées pour ne plus jamais entendre aucun son.
Et ils l'ont sentit, eux. Un regard, juste un, et une fusion, un fil invisible qui s'est crée.
Cette main qui à frôlé le paquet.
Et cet échange, juste un, pas le premier mais devenu le dernier. Le sachet est tombé, des yeux se sont noyés et ce fut décidé ; le peintre sera les oreilles du musicien, et le musicien sera le pinceau du peintre.



