A chacun sa vérité...

A chacun sa vérité...
Fallait que je la mette :)
Devoirs que j'ai fait pour mon beau frère chéri ^^




Los Angeles. Ville des lumières, ville du bonheur et de la beauté, ville des anges.
Mais chaque Paradis a son enfer, et celui-ci abrite des personnes dont l' existence est brisée en des millions de particules trop profondément enterrées au c½ur de cette terre, pour être récupérées. Terre qui les a rejeté.
Et sur un des trottoirs gris d'une ruelle sombre mal fréquentée, un homme en manteau terne avec un chapeau, sortit tout droit d'un film policier lugubre, n'attend plus rien, avec son sachet blanc à la main. Ici personne ne se cache, car les ailes des anges même les plus noirs ne poussent pas toutes seules. Et pour les gens les plus pauvres, la poussière de fée fait des miracles.
Puis un échange, juste un, pas le premier, et sûrement pas le dernier.
La main d'un deuxième homme vient de frôler le paquet précieux. Les visages se ressemblent en cet endroit. La même détresse, la même peur, la même lassitude...les même rêves assassinés. Pourtant, derrière chaque masque trop épais, se cache une vérité qu'a chacun, bien enfouie entre les cicatrices mal recousues de leur naufrage.
Tous sont arrivés là pour une raison, plus ou moins importante. Au bout du compte ça a pulvérisé leurs âmes.

Cette main qui vient de frôler le paquet.
La main d'un peintre. Personne ne pourrait se douter qu'il aimait tant les couleurs, et qu'il avait un c½ur d'artiste. Mais un peintre aveugle ne vaut plus grand chose dans la palette. Accident. Regrettable. Surtout pour lui. Société égoïste qui a fermé les yeux.

Et cet autre homme, mettant à disposition cette poudre, personne ne pourrait se douter –non personne-, qu'il était musicien. Un de ceux qui savent faire valser et chanter les notes sur les partitions. Mais ses tympans se sont bouchées pour ne plus jamais entendre aucun son.

Et ils l'ont sentit, eux. Un regard, juste un, et une fusion, un fil invisible qui s'est crée.
Cette main qui à frôlé le paquet.
Et cet échange, juste un, pas le premier mais devenu le dernier. Le sachet est tombé, des yeux se sont noyés et ce fut décidé ; le peintre sera les oreilles du musicien, et le musicien sera le pinceau du peintre.

# Posté le mercredi 16 mai 2007 13:29

Néant

Néant
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-Dis, c'est grand le néant ?
-trop...
-Tu crois qu'on peut trouver un bateau pour aller plus vite ?
-Oui
-Tu en as trouvé un, toi ?
-...

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Elle était étrange, cette gamine. Elle serait parvenue à faire perdre les mots du plus grand des écrivains. On pouvait voir dans ces yeux les siècles d'existence qu'elle avait vécue en 5 ans.
Parce qu'elle, elle pouvait voir au-dessus des visages, faire tomber les masques et apprivoiser les humains sauvages. Sa voix comme une musique, ses cheveux comme du vent, son souffle comme un oxygène. Ce qu'on pouvait l'aimer, ce bout « d'pas humaine ». L'aimer à nous en rendre fou.

Le froid ne l'atteignait pas, ni les conneries terriennes. Elle fermait les paupières sur ça. Le pardon c'était ce qu'elle savait faire de mieux. Mais la misère, ça, ça faisait couler de l'eau salée sur ses joues roses. C'étaient pourtant pas les frontières que les hommes ont crée qui l'arrêtaient.
Il suffisait d'un regard pour la rendre heureuse. Mais de faire vivre les gens, ça la fatiguait, on le voyait bien, nous.


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« Un jour, ouais, un jour, le bonheur sera partout. Peut-être pas sur cette planète, peut-être pas dans cette ère, peut-être pas chez les humains...mais un jour, il sera partout... »
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J'crois que j'ai compris maintenant ; elle la ressentait, la peine des gens, la tristesse humaine. J'crois que c'est pour ça qu'elle saignait et qu'elle se tordait quand elle voyait des SDF dans la rue. Elle était pas comme nous, elle. Et j'crois, oui, j'crois bien qu'elle en pouvait plus de tout ça.
A servir de kleenex à toutes les larmes du monde, ça pesait lourd sur ses petites épaules. Mais elle aimait ça, elle ne pouvait pas s'en passer. Sa drogue. Littéralement.
J'me rappellerai toujours de la fois, de cette fois où, lorsqu'elle méditait sous un arbre comme elle le faisait si souvent, un oiseau mort s'est déposé à côté d'elle. Cette fois où, elle à pris le petit corps froid entre ses mais, et cette même fois où, quelques instants plus tard, il volait dans l'espace comme si il ne s'était jamais arrêté.
On aimait la voir admirer la beauté des fleurs, sentir une cerise encore verte, ou s'allonger face au ciel, défiant le soleil du regard.

Et j'y repense sans cesse. J'me demande encore comment moi et les autres qui avions plus de 16 ans, on a pu s'accrocher comme ça à cette particule d'espoir, à ce fragment de fée de 5 ans.

Comment on l'a trouvé au fond de ce puit où elle était tombée, et où nous sommes tous réunis maintenant avec la même chose en tête ; son petit visage coloré, sa voix cristalline et dorée, ses paroles magiques et tous ces gestes bizarres ancrés à tout jamais dans nos c½ur, revenants sans arrêt à nos esprits. Son départ, présent sur toutes nos lèvres muettes de ne pas savoir quoi dire en cet instant, après 3 ans...



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Lentement, en douceur presque, son corps déjà petit et fin avait maigri, maigri jusqu'à ne plus pouvoir affronter encore la vie.
Et elle n'a pas supporté ces crocs, ce jour là, elle n'a pas supporté ces crochets qui ont heurté sa peau et pénétré sa chair. Elle n'a pas résisté au venin qui s'est diffusé dans son corps, qui a coulé le long de ses veines, se mêlant à son sang, se mêlant à elle.
Elle s'est déposée à terre, comme une plume portée par le vent. Elle disait qu'elle voyait des étoiles, tout autour d'elle, et que c'était beau. Que la terre n'avait jamais été aussi belle, vu comme ça. Son regard s'est voilé, délicatement, puis elle a planté ses yeux-miroirs dans les miens humides...


-Dis ?
-hum ?
-C'est pas des voiles blanches que j'aperçois à l'horizon ?
-Si, si ce sont des voiles blanches


Son visage pâle a affiché un sourire, un sourire satisfait, de repos, reflétant la paix intérieur qui l'emplissait désormais. Un sourire étoilé.
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Plus de bruit de c½ur qui battait si fort auparavant, plus de sa respiration, plus d'elle. Juste le son d'une terre en reconstruction inachevée qu'elle a laissé derrière.

Elle nous à montré la sortie du néant irréparable qu'était la vie. Parce que oui, c'est ici.
Et son bateau. Ce qu'il devait briller parmi les autres...

# Posté le samedi 12 mai 2007 15:42

Envoûtement

Envoûtement
A écouter sur cette musique --> (cliquer sur le texte)

Un objet si précieux, taillé dans un morceau de bois si simple.
Une ligne parfaite de touches blanches se succédant ; la frontière du réel et de la fiction, l'espace de transfert entre les sentiments et l'expression.

Dépose tes mains sur ces boutons d'ivoire et fait les arquer sous tes longs doigts fins. Fais que les battements de ton corps deviennent rythmique, et que ta respiration se transforme en mélodie. Et danse, danse avec le son produit.
C'est ton c½ur qui se balade sur le clavier, c'est ton âme qui chante en c½ur avec celle de l'instrument.

La course entre tes yeux et la partition est effrénée, tout se bouscule, tout va plus vite et s'accélère encore et encore. Ta poitrine se gonfle plus rapidement, ce n'est plus l'oxygène qui te permet de continuer, c'est la musique. Uniquement la musique. Ce bruit comme un écho dans tes oreilles, ce mot comme une définition, le tout comme ta bible.

Ton esprit s'emporte loin, loin dans le ciel, à travers les nuages, les saisons, les temps et les lieux.
Et ton corps resté sur place est envoûté, ensorcelé, dans une transe opaque, impénétrable et incomprise.

Les notes perdent haleine petit à petit et se fatiguent en s'approchant de l'ultime, de celle qui porte la tonalité d'adieu. Ça y est, elle meurt. Nos c½ur le ressentent comme un coup de poignard, comme une trahison, comme un Paradis dissout . Et pourtant il reste en nous, en toi, musicien épaté, et en moi, spectatrice droguée d'un instant, ces poussières de rêve, ces ritournelles s'entrechoquant dans nos tête étourdies et redescendue qu'à moitié sur terre.

Refais moi voyager, j'ten supplie... fais moi voler, encore, donne moi des ailes, donne moi tes ailes pour aller toucher les étoiles aiguës et graves que tu sais si bien faire chanter...

J'crois bien que j'ai laissé quelque chose là-bas, entre le monde d'ici, et celui auquel tu viens de me faire goûter...

# Posté le samedi 12 mai 2007 08:44

Le courage de la crainte

Le courage de la crainte
Tu te retrouveras devant ce portail, tu ne t'en sera même pas rendue compte...pas réellement. Ou tu ne voudras pas. Mais ce sera trop tard pour reculer, tu n'auras plus le droit, ni même le choix.
Tes pas avancerons sans attendre l'accord de ta tête, qui sera trop occupée à chasser son image indélébile grae devant tes yeux humides et pleins de souvenirs.

Les battements de ton c½urs s'aclèreront, tes veines se resserreront, tes artères se boucheront, ta gorge s'assèchera. Et tu te battra pour ne pas suffoquer, pour ne pas crouler sous l'étouffement. Non tu ne deras pas, parce que t'y croiras, encore et malgré tout, parce qu'il y auras encore cet espoir qui gonflera ta poitrine, et parce que tu ne pourras pas t'empêcher d'y penser...



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Putain c'était beau, ouais c'était beau avant. Nous deux...c'était vraiment wow.
Si il y a quelqu'un en haut, je fais leu qu'il descende crever sur terre pour nous avoir séparer. Qu'il ressente juste une seconde ce que j'ai pu ressentir, qu'il verse une larme des milliards que j'ai pleu, qu'il endure la douleur d'une seule lame dans la jambe, alors que j'en ai reçu cent dans le c½ur.
Et j'en suis rendue à me déchaînée sur quelqu'un qui n'existe même pas, putains de rêves.

Ton
regard, si brillant, si pailleté, si scintillant, si étoilé...Je t'aime je t'aime à en crever. Tu te souviens, je t'avais dit :
Ju
ste la mort. Juste la mort peut nous séparer.
J
e suissolée ma chérie, mon amour, je l'ai pas tenue cette promesse. Mais regarde ce lien doré qui tient encore à travers l'orage, j'y crois, il faut que tu garde espoir, je te reprendrais. Et cette promesse je la réaliserais, par n'importe quel moyen...parce que j'irai jusqu'au bout cette fois...j't'ai vendu mon âme...

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Les nuages te recouvriront et tu commenceras à entendre la mer dans tes oreilles. Ce sifflement des vagues s'écrasant contre les rochers comme ton c½ur s'explosant contre cette vérité qui blesse ta vie. L'écume effrénée s'échouant sur le sable doré de ta peau et tes yeux blanchis par les voiles des bateaux recrachés du fond marin, là il fait tout noir.

Tu perdras tes repères et trébucheras, tu tomberas, te relèveras et retomberas encore mais on n'a pas le droit de rester au sol, sous peine dtre écra sous peu. Alors tu affronteras, une fois de plus, peut-être une dernière fois...
Mais quelle satisfaction tu auras quand tu lui glisseras au creux de son oreille douce, les joues rosies par l'émotion :

« Allez ma chérie, on rentre à la maison... »



Maintenant tu sais, fais-le, franchis le pas, ais le courage de ne plus avoir peur....

# Posté le jeudi 10 mai 2007 16:23

Modifié le vendredi 11 mai 2007 10:05

L'inavoué Indomptable

L'inavoué Indomptable
On a été si proche, j'ai pourtant pas saisis cette chance...comment est-ce arrivé ? Je ne sais pas...ou je ne veux pas.

Non non, n'ouvre pas ta bouche, non, pas comme ça, arrête, je t'en pris...arrête de balader tes yeux sur moi, je t'en supplies, ne plisse pas ton front ainsi, ne mord pas ta lèvre inférieur, non, surtout pas...empêche moi de glisser le long de ton nez et de m'emprisonner entre tes dents...
Entends moi, je n'en peux plus, j'aimerais te montrer le linge blanc mais tu ne m'a même pas touché. Coincée entre deux monde, entre nuage et soleil, entre deux sentiments, entre deux impressions. Tu me fais trop souffrir et je ne peux pas m'en passer. Paradoxe douloureusement bon.

Prend mes tripes, joue à l'élastique avec, trompe toi et emmêle tes jambes dedans, tord les, et éclate les comme tu fais exploser mon corps de l'intérieur. Chante, chante pour moi, cri et danse avec mes larmes, avec mon sang...j'te te donne ce que j'ai de plus...loin de tes bras, un tout ne vaut rien.

On a été si proche, j'ai pourtant pas saisis cette chance...comment est-ce arrivé ? Je ne sais pas...ou je ne veux pas.

Tous ces rêves, toutes ces réalités et mes pensées perdues. Je t'aime pas je t'aime pas je t'aime pas je t'aime...et je ne te l'avouerai jamais.

~*~


ça aurait pu marché, mais je n'ai même pas essayé...

Pourquoi tu me cherche de tes pupilles comme ça ?
Amuse toi encore à passer si près de moi en diffusant ton parfum. Ne t'arrête pas de passer ta langue sur tes lèvres comme tu le fais tant de fois. Souris, souris encore pour moi et enlève la si jolie mèche qui cache les lunes étoilées que forment tes yeux.

Rend moi impuissant, rend moi incrédible, rend moi sourd, rend moi aveugle, rend moi soumis.
Le regard des autres ne m'atteint pas, mais si seulement le tiens pouvait me tuer...

ça aurait pu marché, mais je n'ai même pas essayé...

Que des paroles en l'air, que des mots crachés dans ma tête, et toujours toi toi toi et toi...


~*~


Trop de suppositions, trop de questions...
Ils se regarderont toujours à travers ce rayon de soleil qui ne manqueras pas de leur rappeler sournoisement qu'ils ont eu tord. Qu'ils ont été idiots. Qu'ils ont été aveugles. Qu'ils ont été stupide et fou à la fois.
Trop de projections dans le futur tuent le présent non vécu.

Refuser l'amour n'est que trop humain...

Il est rarement trop tard, c'est dommage que cette fois ci soit peut-être le cas...essais encore...



Cet article est pas pour moi...reconnais toi :)

# Posté le samedi 05 mai 2007 06:06

Modifié le vendredi 11 mai 2007 10:05